Prenez garde en claquant la porte d’un des bars du festival rennais. Sitôt dehors, à braver le crachat breton sur le pavé humide,
il se pourrait bien que les sit-in improvisés Rue de la Soif se transforment en hystérie collective.
On s’arrache les cheveux. On tente de récupérer les serviettes usagées des groupes. On compile les collectors
et les lives pirates de chacune des apparitions. On guette leur sortie à côté d’une armée de groupies insatiables.
Car le petit groupe anonyme que vous venez de voir sur scène est peut-être en phase de devenir l’une des
grandes sensations de demain. Ces timides rockeurs, ces fanfares folles furieuses ou ces sympathiques DJ font désormais la Une de tous les médias. Vous ne nous croyez pas ? M, Louise Attaque,
Miossec, Tryo, Anaïs, Feist, Girls in Hawaii, Hawksley Workman, Tété, La Rue Ketanou, Jeanne Cherhal, Mass Hysteria, Mickey 3D, Le Peuple de l’Herbe, Sergent Garcia, Luke, Sanseverino ou
Stupeflip… Ce sont autant de jeunes groupes qui ont fait leurs dents sur les scènes étriquées des Bars en Trans. Résultat ?
Certains sont sélectionnés par le Fair, d’autres intègrent la programmation de plus gros festivals ou
investissent les papiers glacés. Bref, les Bars en Trans sont des défricheurs de talents, des maîtres affineurs, des trampolines pour étoiles montantes (ou filantes…). Bref les Bars en Trans
c’est modestement l’ascenseur pour le succès ! Car la tendance est ici. Définitivement.
Et vous, la future génération, qui usez vos poignets sur les guitares électriques ou les Laptop, nous
n'attendons plus que vous pour découvrir vos douces mélopées au 1929 ou au Chantier. Allez ne traînez pas, nous avons hâte de voir ce que vous avez à nous dire...
> Edition 2007
« L’incident s’était déjà produit plusieurs fois auparavant », nous a confié plus tard le trio Signal Electrique.
« C’est gé-nial. On reste toujours surpris quand ça arrive. C’est du pur esprit rock’n’roll et c’est exactement ce que nous voulions transmettre au public. En fait, si nous faisons de
l’électro, c’est tout simplement parce que nous nous y connaissons mieux en machines » (rires)
En effet, samedi soir au bar La Contrescarpe, alors que le set se terminait, une fan a hurlé : « Si
vous jouez encore une chanson, je me mets à poil ! » Ni une, ni deux, Signal Electrique s’est exécuté… Et la promesse a été fièrement tenue.
Signal Electrique avait failli être sélectionné dans la programmation des Bars en Trans 2003. Personne n'y a perdu au change...
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Les gagnants des tremplins Jeunes Charrues ont bien de la chance. Car, non seulement ils profitent de leur trophée en ouvrant le premier jour du festival carhaisien, mais
en plus ils ont l’honneur depuis cette année de mettre un pied dans la programmation des Bars en Trans. Ce soir, Lugo (lauréat 2006) jouait à la Place en compagnie de FDB (lauréat 2005).
Rencontre sympathique avec le trio Breton.
Content de rejouer dans un bar ?
Effectivement, parce que ça faisait un bout de temps qu’on a pas mis les pieds dans un bon petit bar. Quand, en plus, on entre dans la prog
des Bars en Trans, il y a plutôt de quoi être réjouir.
Cela doit vous changer des grosses scènes quand même ?
C’est au niveau de la proximité avec le public que ça change vraiment. On communique beaucoup plus et on arrive à créer
un vrai dialogue. Par contre, vu que l’on a pas trop d’espace, ça nous empêche de sauter partout. Et nous on aime bien bouger. Donc des fois on se contient un peu pour ne pas trop exploser. Mais
jouer à la Place pendant les Bars en Trans s’apparente plus à jouer dans une petite salle de concert qu’à autres choses.
Vous nous réservez quelques petites surprises pour les Vieilles Charrues 2007 ?
On va beaucoup travailler sur les lumières et préparer une nouvelle scénographie. On va également proposer une majorité de nouveaux morceaux. On compte d’ailleurs sortir un album fin 2007.
Il ressemblera à quoi ce nouvel album ?
On a essayé de bidouiller à notre manière sur des machines sans faire forcément de l’électro. Et on a également décidé d’intégrer un
peu plus de guitares électriques dans nos petites chansons.
Et si vous êtiez un légume ?
Un steack/frites bio. C’est le meilleur des légumes. On fait on a tout essayé, et c’est celui qu’on préfère.
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En écoutant la musique de Yelle et Tepr, impossible de ne pas se trémousser dans tous les sens et bouger la tête de haut en bas : c’est cela le head
banging. Pour avoir la classe, il vaut mieux avoir les cheveux longs ou faire semblant d’être chevelu ! Après le set de Tepr, l’autre membre
de Abstract Keal Agram (AKA) et Snookut se sont invités aux platines pour assurer la fin de soirée. C’était l’occasion pour Tepr de donner ses impressions à chaud et de parler de ses projets.
« C’était ambiance ghetto ce soir ! (Rires). C’était vraiment excellent ! Ce soir j’ai joué des morceaux de deux albums : « Côte Ouest » et
« En direct de la côte ». Et comme le public était vraiment bon esprit, j’ai passé deux morceaux inédits, dont un tout récent puisque nous l’avons fini hier soir avec Grand Marnier.
Notre duo s’appelle Boss Boss. J’étais déjà venu aux Bars en Trans pour jouer avec Abstract Keal Agram en 2003 mais un an ou deux après avoir joué aux Transmusicales…
Malheureusement je n’ai pas eu le temps de voir d’autres groupes ce soir. À peine arrivés nous devons déjà repartir travailler sur l’album de Yelle. Je fais pas mal de choses en ce moment, un
album en préparation avec AKA, des concerts avec Yelle et Grand Marnier, « En direct de la côte » qui vient de sortir… En effet je me sers pas mal du mot « côte » dans mes
titres. Je crois que vais garder l’idée ! »
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Pour réussir à rentrer au Ptit Bazar, il fallait jouer des coudes à l’instar de la chanteuse Yelle et des DJ’s Grand
Marnier, Tepr et autres membres du désormais fameux groupe Abstract Keal Agram. Le public conquis d’avance a repris à tue-tête les paroles du tubesque « Je veux te voir » pour ensuite
faire un concours de head banging déchaîné sur les beats ravageurs de Tepr. Juste après son show très chaud, Yelle a gentiment répondu à nos questions.
On voit que tu as de nombreux fans, il y a plein de personnes qui ne peuvent pas rentrer tellement
c’est plein à craquer. Ils chantent encore ta chanson d’ailleurs !
Oui, c’était génial ! J’ai
du entrer par la fenêtre pour chanter ! Nous avons joué sept chansons et le public a même repris les paroles des chansons qui ne sont pas connues du tout.
Tu connais un succès fulgurant et tu te produis dans de nombreux endroits.
Ton père est également musicien, comment est-ce que ta famille prend la chose ?
Ils prennent cela très bien. D’ailleurs, j’ai des cousins qui sont venus me voir ce soir ! Mon père me conseille beaucoup. Il me fait profiter de son expérience. Sinon je travaille aussi
pour la compagnie Vis Comica à Quessoy (22) à plein temps. Je tiens à remercier Nathalie ma patronne qui est super cool et qui s’arrange pour que je puisse faire tous mes concerts !
Récemment tu as été interviewée au « Grand Journal » (Canal +) où on t’a présentée comme une
chanteuse féministe engagée. Qu’en penses-tu ?
En fait, pas du tout. Les idées que l’on me prête sont
une évidence pour moi donc je n’y pense pas comme un credo. Je fais ça pour le fun, en toute simplicité.
J’ai beaucoup aimé ta dernière chanson sur ton ami à pile qui offre une garantie au lit. Tu aimes les
radio-réveils ?
Non, il ne s’agit pas du tout de ça… Je t’expliquerai si tu veux…
Tu peux nous parler de tes projets ?
On travaille encore sur l’album avec Grand Marnier et Tepr. On a installé un studio dans un gîte près de Saint-Brieuc, au calme. Il y aura
une dizaine de morceaux dessus dont des inédits. La sortie est prévue pour avril 2007. Sinon, on joue aussi dans une autre version, avec Grand Marnier à la batterie et
Tepr aux machines. Je ne pense pas encore à plus tard, on bosse la tête dans le guidon en essayant de bien faire les choses !
Lors du concert des Etats
Fédérés de Micronésie, le chanteur a tenu à remercier Bruno, l'un des deux programmateurs des Bars en Trans.Premièrement, pour les avoir programmés.
Enfin, pour être l'un des plus grands spécialistes au monde de la vie du King. Une passion que le programmateur a vite fait de cacher à son équipe.
Le groupe a ensuite poursuivi sur sa chanson "Elvis".
Succès total pour Yelle au P’tit Bazar ! La reine de MySpace a attiré les foules. Le bar, rapidement complet, a vu une
importante queue à l’entrée du concert.
Du coup, gros dilemme : comment faire rentrer l’artiste ? L’équipe a trouvé la solution…
Par la fenêtre…
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Si t’étais un légume tu serais quoi ?
A cette date je me suis vraiment transformé en légume. Je pense que ça va durer jusqu’à
dimanche.
Content d’être là ?
Ce qui est sympa, c’est que je joue le même jour qu’I Love UFO pour qui j’ai fait un remix. Vu que je
ne l’ai jamais joué sur scène, ça aurait été l’occas’. Malheureusement ils jouent en même temps que moi, donc c’est raté. Au fait, c’est où le Chantier ? (rires)
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Je l’ai rencontré hier... Nez poudré et lunettes fumées, le cinquantenaire faisait la tournée des bars. Une chose rare à
souligner, tant l’animal est devenu insaisissable ces dernières années. Insouciant dans son enfance, obscène dans son adolescence, on le croyait assagit à l’âge adulte. Pire, on l’a même prétendu
mort de nombreuses fois.
Le voici qui prouve que sa réputation dépasse un simple style, et qu’il est devenu un véritable esprit. Le Rock n’a pas cherché de digne héritier pour reprendre en main son empire, ni érigé
de nouveaux leaders. Il s’est juste contenté d’une liste impressionnante de fils illégitimes, du bâtard irrespectueux jusqu’au prince décadent…
Et ça, après tout, c’est justement rock’n’roll.
Les six membres de la formation parisienne ont littéralement
scotché l’audience pendant leur prestation de samedi au Mondo Bizarro. Avec son rock choucroute séduisant et salvateur, Turzi remporte donc la palme de la formation la plus hypnotique.
Et si vous étiez un légume, vous seriez quoi ?
Une tomate. Pour les westerns spaghettis
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