Dimanche 10 décembre 2006
Les gagnants des tremplins Jeunes Charrues ont bien de la chance. Car, non seulement ils profitent de leur trophée en ouvrant le premier jour du festival carhaisien, mais
en plus ils ont l’honneur depuis cette année de mettre un pied dans la programmation des Bars en Trans. Ce soir, Lugo (lauréat 2006) jouait à la Place en compagnie de FDB (lauréat 2005).
Rencontre sympathique avec le trio Breton.
Content de rejouer dans un bar ?
Effectivement, parce que ça faisait un bout de temps qu’on a pas mis les pieds dans un bon petit bar. Quand, en plus, on entre dans la prog
des Bars en Trans, il y a plutôt de quoi être réjouir.
Cela doit vous changer des grosses scènes quand même ?
C’est au niveau de la proximité avec le public que ça change vraiment. On communique beaucoup plus et on arrive à créer
un vrai dialogue. Par contre, vu que l’on a pas trop d’espace, ça nous empêche de sauter partout. Et nous on aime bien bouger. Donc des fois on se contient un peu pour ne pas trop exploser. Mais
jouer à la Place pendant les Bars en Trans s’apparente plus à jouer dans une petite salle de concert qu’à autres choses.
Vous nous réservez quelques petites surprises pour les Vieilles Charrues 2007 ?
On va beaucoup travailler sur les lumières et préparer une nouvelle scénographie. On va également proposer une majorité de nouveaux morceaux. On compte d’ailleurs sortir un album fin 2007.
Il ressemblera à quoi ce nouvel album ?
On a essayé de bidouiller à notre manière sur des machines sans faire forcément de l’électro. Et on a également décidé d’intégrer un
peu plus de guitares électriques dans nos petites chansons.
Et si vous êtiez un légume ?
Un steack/frites bio. C’est le meilleur des légumes. On fait on a tout essayé, et c’est celui qu’on préfère.
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Dimanche 10 décembre 2006
En écoutant la musique de Yelle et Tepr, impossible de ne pas se trémousser dans tous les sens et bouger la tête de haut en bas : c’est cela le head
banging. Pour avoir la classe, il vaut mieux avoir les cheveux longs ou faire semblant d’être chevelu ! Après le set de Tepr, l’autre membre
de Abstract Keal Agram (AKA) et Snookut se sont invités aux platines pour assurer la fin de soirée. C’était l’occasion pour Tepr de donner ses impressions à chaud et de parler de ses projets.
« C’était ambiance ghetto ce soir ! (Rires). C’était vraiment excellent ! Ce soir j’ai joué des morceaux de deux albums : « Côte Ouest » et
« En direct de la côte ». Et comme le public était vraiment bon esprit, j’ai passé deux morceaux inédits, dont un tout récent puisque nous l’avons fini hier soir avec Grand Marnier.
Notre duo s’appelle Boss Boss. J’étais déjà venu aux Bars en Trans pour jouer avec Abstract Keal Agram en 2003 mais un an ou deux après avoir joué aux Transmusicales…
Malheureusement je n’ai pas eu le temps de voir d’autres groupes ce soir. À peine arrivés nous devons déjà repartir travailler sur l’album de Yelle. Je fais pas mal de choses en ce moment, un
album en préparation avec AKA, des concerts avec Yelle et Grand Marnier, « En direct de la côte » qui vient de sortir… En effet je me sers pas mal du mot « côte » dans mes
titres. Je crois que vais garder l’idée ! »
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Succès total pour Yelle au P’tit Bazar ! La reine de MySpace a attiré les foules. Le bar, rapidement complet, a vu une
importante queue à l’entrée du concert.
Du coup, gros dilemme : comment faire rentrer l’artiste ? L’équipe a trouvé la solution…
Par la fenêtre…
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Les six membres de la formation parisienne ont littéralement
scotché l’audience pendant leur prestation de samedi au Mondo Bizarro. Avec son rock choucroute séduisant et salvateur, Turzi remporte donc la palme de la formation la plus hypnotique.
Et si vous étiez un légume, vous seriez quoi ?
Une tomate. Pour les westerns spaghettis
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Entre deux sessions
endiablées, les joyeux drilles, héritiers du grand Fela Kuti, se présentent confient leurs impressions, à chaud, dans un bar plein à craquer.
« Nous vivons tous à Rennes. En général nous sommes une bonne dizaine sur scène. En fait, nous faisons partie du collectif M’Bolo, dont nous sommes la section afrobeat.
Greg, le chanteur nous a rejoint récemment et s’est très vite adapté. Nous sommes très portés sur l’improvisation et nous jouons nos propres compositions. Bien sûr, on a de grosses influences
afrobeat, surtout Egypt 80, mais on essaie de varier la chose. Par exemple, on met du ternaire…
Ce soir, c’est excellent. Les gens sont très serrés et c’est encore plus chaud ! Bientôt nous jouerons au Sénégal pour deux concerts et un festival auquel nous
avons déjà participé l’année dernière. Sinon, notre cd est prévu pour février 2007... »
Que de bonheur en perspective. Pourvu que ça dure.
Lilea Narrative et Ginjini :
Une fois n’est pas coutume, le Chantier nous a fait user nos souliers sur les pistes du Dance Floor. Le mythique bar n’y va pas de main morte
pour nous faire apprécier les douces valeurs de la chose dansante.
Mell, Katel et Nadj :
Avec le Ty Anna Tavarn, c’est progressivement que les choses se passent. De la chanson au rock en passant par la noise à la limite du Punk,
les esgourdes se remplissent d’effluves douces puis cacophoniques sans jamais tomber dans le n’importe quoi.
Massongo Afrobeat Orchestra
De l’air, de l’air ! Massongo Afrobeat Orchestra au Cubanacan, c’était onze musiciens dont la moitié aux cuivres ! Ils ont eu beau souffler pour climatiser, la température était
montée trop haut parmi les festivaliers… Muy caliente !
1929 : année du krach boursier, théâtre des cracks du
Folk-Rock
La soirée a commencé dans la douceur intimiste de la Folk de Redeye en guitare solo et This
Is The Kit, femme orchestre charismatique. Elle s’est poursuivie avec plus d’énergie avec Hey Hey My My, duo fort sympathique qui a donné l’occasion aux spectateurs de se lâcher un peu (mais pas
trop).
Été 67 : plus que deux été avant l’extase
On dirait un millésime. Comme le bon vin, cette formation belge va se bonifier avec le temps. Leur grand atout c’est la fraîcheur, qu’ils
jouent leurs compositions ou qu’ils fassent des reprises de grands classiques du rock.
Dj Moule : même punition que l’année dernière. Le membre de Mouloud & The Sonic Destruction a remplacé dignement les Loo & Placido de l’année dernière. Complet et
archi-complet, les fans de bootlegs ont envahi les trottoirs pour danser.
Le Fils de Jack : ne vous fiez pas aux rastas du chanteur. Le groupe distille un rock
lancinant et calme. Esprit bon enfant pour une formule efficace et sincère.
Apple Jelly : très énergiques et en retard sur le programme, les lyonnais sont encore
jeunes, mais laisse présager d’un avenir glorieux. Des histoires d’amour de zombies, où il serait commun d’y croiser Kurt Russel et Pam Grier.
Ce soir au Vieux Saint Etienne se produit en ce moment même la bordelaise de Tender Forever. En marge des Bars en Trans, l’artiste joue seule avec ses machines et nous fait entrer
de plein pied dans son univers intimiste et terriblement charmant.
Si vous n’avez pas la chance de la voir sur scène, n’hésitez pas à vous procurer son album « The Soft And The Hardcore » qui reste bel et bien un des coups de cœur de 2006.
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Petit changement d’horaire mais mission accomplie : les deux membres du désormais fameux C2C Crew ont fait plus qu’une belle démonstration technique…
Ils ont offerts leurs trouvailles avec délice à un public conquis.
Il ne suffit pas de savoir, mixer, scratcher, tourner sur soi, faire des pirouettes et ne pas faire de « pain ». Trouver les bons sons ou un groove
inimitable, c’est ça qui fait la différence. Et qui a fait le bonheur des spectateurs…
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